Basilisk et HydraDX : LBP et Omnipool !

miniature basilisk hydradx

On va surement décevoir les fans d’Harry Potter mais non Basilisk n’est pas un remake du volet 2 de la saga « La chambre des secrets » mis au point par la communauté fandom des Potterheads !

Basilisk Harry Potter chambre des secrets

La genèse de Basilisk

A l’origine, tout a commencé dans un « hackerspace » ou une « hacker house » (c’est un lieu où des personnes qui ont un intérêt commun autour des technologies de l’informatique peuvent se rencontrer et collaborer) à Bratislava en Slovaquie, où la plupart des membres éminents du projet HydraDX se sont rencontrés et ont par la suite décidé de collaborer ensemble.

logo drapeau slovaquie bratislava

L’équipe de Basilisk et HydraDX

Co-fondée à l’origine par l’équipe de Zee Prime Capital, l’équipe d’HydraDX & Basilisk contient des professionnels ayant de quelques années d’expérience.

Il s’agit de :

  • Mattia Gagliardi – Co-fondateur
  • Jakub Hydra (Gregus) – Cofondateur
  • Jakub Panik – Cofondateur technique et CTO

Les membres fondateurs Mattia Gagliardi, Jakub Hydra et Jakub Panik sont des fans de la première heure de Polkadot, d’ailleurs ils ont commencé à coder sur Substrate dès l’été 2019 avec l’idée de construire un protocole de liquidité « cross-chain » qui sera déployé sur l’écosystème Polkadot/Kusama.

Pour la petite histoire des reptiliens, c’est donc l’équipe de Zee Prime qui est à l’origine de la fondation du projet avec notamment Jakub Hydra et Mattia Gagliardi.

zee prime capital

L’autre Jakub, Jakub Panik a rejoint le projet en tant que cofondateur technique et directeur technique. En plus d’eux, il y a 4 autres développeurs seniors qui travaillent sur le projet à plein temps, plus deux développeurs frontaux et un designer (voir github). Et puis, le community manager Palo Kovarik. A noter qu’ils travaillent avec Blockscience sur la modélisation mathématique avancée.

Les informations sur les membres de la team sont parfois assez complexes à dénicher, d’un côté on parle d’une « Dream team » et de l’autre d’un « Galactic council », cette bande de geeks à l’air de toucher leur bille en code le tout avec une pointe d’humour.

En regardant le Github de Galactic Council, ils semblent être plutôt actifs et compétents.

Mattia Gagliardi HydraDX Basilisk

Mattia Gagliardi a une licence en affaires et relations internationales obtenue à l’université privée de Vienne, il a été analyste au sein du groupe Infinity Capital et il est le co-fondateur de Scytale Ventures (société de management en investissement).

Jakuc Panik HydraDX Basilisk

Son Twitter ici : https://twitter.com/gregusjakub 😎

Jakub Panik a lui un passif de développeur depuis 2013. Il a été Developpeur d’Application Web de 2013 à Gratex International (avec notamment un travail sur le modèle Json…). Depuis 2015, il est à la tête de TechStudio une boite slovaque de développement de logiciels, de consulting et de recherche sur la blockchain.

De 2015 à 2017 il a été software developper dans une entreprise slovaque nommée SaferPass.

Il est annoncé comme simple partner de Zee Prime Capital et de Baserank de 2017 à 2018 qui est une plateforme d’évaluation d’actifs cryptographiques.

Il y a un double projet développé par la team : HydraDX et Basilisk.

Le concept de Basilisk et HydraDX

Le projet HydraDX se développera sur Polkadot et sera un outil complexe et efficace, adapté à des actifs plus matures sur la DeFi.

Comparativement à ce projet, Basilisk sera lui construit sur la blockchain Kusama, il devrait servir à des actifs beaucoup plus variés, avec des nouveaux tokens via des « liquidity bootstrapping pools » (LBPs)

Ce sont des liquidity pools plus évoluées, concept développé à l’origine par Balancer.

Finalement, les deux projets respecteront les caractéristiques inhérentes aux deux relay-chains : d’un côté Polkadot qui est plus stable et « sécurisé » et de HydraDX sur Kusama plus « expérimental ».

Logo HydraDX Basilisk Kusama

Avec Basilisk, la team développe le concept de « liquidity pools » (piscines de liquidités) qui est vraiment au cœur même de la DeFi (Finance décentralisée).

Cette dernière a vraiment le vent en poupe actuellement dans le monde de la crypto et elle a pour projet audacieux de remodeler à sa façon le système financier existant, mais sur fond de blockchain et de décentralisation, et en supprimant les intermédiaires coûteux et superflus.

Pour bien comprendre l’intérêt de projets comme HydraDX et Basilisk, il faut avant tout saisir la notion de « liquidité » qui est réellement la clé de voûte sur laquelle repose la plupart des services proposés par la DeFi.

liquidity provider impermanent loss DeFi

Pour comprendre le concept des pools ainsi que ses risques, voici un article complet + vidéo : les pools de liquidité DeFi

Les pools de liquidité dans la DeFi

Par exemple, un exchange décentralisé ou DEX ne pourra pas fonctionner sans un apport de liquidité préalable : si vous voulez échanger des ETH contre des DAI, il vous faudra obligatoirement un autre utilisateur qui aura déposer de la liquidité dans une pool.

Ainsi, les activités développées dans la DeFi comme les prêts, le staking, les assurances ou le trading (leverage trading, short…) nécessitent un approvisionnement indispensable dans les pools en cryptomonnaies pour executer des transactions lorsque l’utilisateur en exprime le besoin.

L’invention des « piscines de liquidités » ou « liquidity pools » a été faite afin de répondre à ce besoin de manière efficace, et c’est ce que HydraDX et Basilisk vont chercher à développer.

Mais maintenant rentrons dans le vif du sujet si vous le voulez bien, et voyons voir ce que la team Serpentard et son « Basilisk » ont dans le ventre !

Le projet Basilisk

logo basilisk hydra x polkadot

Comme j’ai pu l’expliquer auparavant, Basilisk ne doit pas être simplement vu comme un « réseau canary » ou un « fork » d’HydraDX, c’est une blockchain autonome et indépendante où les nouveaux projets pourront utiliser l’implémentation propre à Basilisk du Balancer Liquidity Bootstrapping Pool (LBPs) afin d’amorcer la liquidité de leurs tokens.

Les LBPs sont des formes de « liquidity pools » plus évoluées donc bien différentes d’Uniswap par exemple.

Elles sont développées notamment par Balancer avec l’implémentation d’un algorithme qui permet de ne plus simplement travailler sur des paires de tokens mais sur un plus grand nombre de tokens :

Il sera possible de lier jusqu’à huit jetons différents dans la même pool de liquidité.

Si vous n’êtes pas encore au courant, sachez que les fournisseurs de liquidité qui mettent à disposition leurs tokens dans les « liquidity pools » gagnent des intérêts dessus : c’est ce que l’on appelle le « yield farming ».

Yield farming DeFi crypto

Basilisk peut être vu comme la première pierre à l’édifice, celle qui va mettre le pied à l’étrier avant l’avènement du projet HydraDX sur Polkadot dans l’optique de construire l’infrastructure de liquidité du futur.

Les Omnipool de HydraDX et Basilisk

Le projet est audacieux mais il a le mérite d’exister, et il aboutira au final à l’Omnipool d’HydraDX.

Oui, je sais, dit comme ça, ça fait très film d’action mais je m’explique.

La mission, si vous l’acceptez, sera de permettre des « liquidité fluides » (« frictionless » en anglais) pour tous les actifs crypto en construisant la première « liquidity pool » multi-actifs de son genre : l’Omnipool.

Fonctionnement des Omnipools

L’idée de base est d’avoir un actif de base ($HDX), qui est frappé et détenu par le protocole. Cet actif représentera 50% de la valeur initiale du pool de liquidité !

Les autres 50% de la valeur initiale sont fournis par les fournisseurs de liquidité (Liquidity Providers) en token. Le rapport 1:1 est maintenu de manière algorithmique ;

Lorsque des actifs sont ajoutés ou retirés, les jetons natifs sont frappés ou brûlés en conséquence. Cela est géré par une Bonding Curve (un peu comme le XOR de Sora mais pour un objectif différent).

Les jetons HDX restent dans le pool jusqu’à ce qu’ils soient achetés. Les HDX peuvent être échangés contre d’autres jetons au sein du pool et peuvent être échangés librement en dehors du protocole.

omnipool hydradx basilisk hdx eth dot

Dans cet Omnipool, divers actifs peuvent être évalués les uns par rapport aux autres puisqu’ils sont tous évalués par rapport à un actif de base échangeable (HDX). Cela permet au HDX d’agir comme un oracle de prix, réduisant massivement la dispersion de la liquidité et le glissement global actuellement présent dans les pools AMM classiques (tout en augmentant l’efficacité du capital).

Cela signifie que vous n’avez pas besoin de provisionner une paire d’actifs en tant que LP.

Nouveauté dans la DeFi avec HydraDX :

Vous ne pouvez injecter qu’un seul actif dans l’Omnipool.

Le swap dans une Omnipool HydraDX

  • Supposons que 1 DOT = 10 HDX
  • Alice met 100 DOT dans une pool de Liquidité. (cela vaut donc 1000 HDX)
  • Le protocole créer 1000 HDX qui restent dans la pool
  • Bob veut acheter immédiatement des HDX, il achète 100 HDX du pool pour ~11,1 DOTs. Les DOTs qui entrent dans le pool restent la propriété du protocole
    La pool de liquidité possède maintenant ces 11,1 DOTs, qui sont devenus une « réserve de protocole »
  • Le nombre total de DOTs dans le pool est de 111,1. La quantité de HDX est de 900 et le prix pour 1 DOT a glissé à 8,09 HDX

hydradx omnipool exemple

Gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un cas extrême de slippage mais que cela fonctionne bien pour la démonstration !

Omnipool protocole hydradx bonding curve

La collatéralisation de HydraDX

En ce qui concerne « la réserve du protocole », tous les actifs utilisés pour acheter des HDX du côté protocole du pool deviennent la propriété du protocole HydraDX.

  • Alice a acheté des HDX pour 1 BTC
  • Bob a acheté des HDX pour 10 ETH.

Immédiatement après ces transactions, HydraDX commence à fournir de la liquidité en BTC et ETH et gagne des commissions en plus.

Cela signifie que HDX sera collatéralisé par les réserves composées de divers actifs injectés dans le pool pour acheter HDX.

Les détenteurs de HDX bénéficieront des frais de transaction et de négociation.

Basilisk sur Kusama pour les LBP

La première version de Basilisk offrira une implémentation avancée d’un module LBP ainsi que d’autres pools XYK (trois tokens) avec des transactions de correspondance des ordres.

Par la suite, Basilisk introduira d’autres mécanismes de découverte des prix ; enchères et Bonding Curve, un AMM pour l’échange d’actifs (stablecoins ou wrapped tokens) ainsi que la correspondance d’ordres cross-AMM.

Il y aura également une place de marché NFT. L’équipe Basilisk travaille actuellement avec une équipe appelée SubAuction !

L’objectif est d’offrir une interface utilisateur meilleure et moins chère pour les aficionados de NFT.

LBP Basilisk

 

Vous pouvez retrouver une interview des membres via la chaine Youtube de Kraken si cela vous intéresse : https://youtu.be/SjD6EzghWlM

Token metrics de Basilisk

tokenomics basilisk

PARTENAIRES

HydraDX fait partie intégrante du projet DeFi Alliance (que vous pouvez retrouver facilement sur les réseaux), un groupe rassemblant les projets avant-gardistes et dont l’objectif principal d’amener un milliard d’utilisateurs à utiliser la DeFi d’ici 2025. Parmi, ceux-ci, on peut citer des projets connus comme Sushiswap par exemple.

La team HydraDX est bien sûr très proche d’autres teams qui construisent sur l’écosystème Polkadot, comme par exemple Acala Network : en effet le 4 mars 2021, la team Acala annonce la réussite du premier transfert cross-chain d’un token sur le testnet de Polkadot avec HydraDX. On voit donc bien que ce projet est très bien intégré dans l’ensemble de l’écosystème construit par le Dr Gavin Wood, et qu’il faudra compter sur lui à l’avenir.

Un grand merci à Magnum et Kem !

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